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Errance
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Errance

VIP-Blog de vagabond74
  • 214 articles publiés dans cette catégorie
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  • 1 visiteur aujourd'hui
  • Créé le : 05/12/2007 10:52
    Modifié : 23/04/2014 17:11

    Fille (60 ans)
    Origine : Haute-Savoie
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    C’est l’automne

     

    La nature est métallique, la rouille va s’y installer

    Elle a même des richesses elle va devenir dorée

    Marron, ocre, rouge ou jaune, ces couleurs vont la teinter

    Avant que se lève et hurle, son amant le vent rusé

    __

    La nature a ses faiblesses, elle va se dénuder

    Face à toutes ces caresses et ce souffle passionner

    Son amant, une par une, doucement va lui ôter

    Ce qui reste de ces feuilles, pour lui même les balayer

    __

    La nature satisfaite, restera nue et souillée

    Ayant sur elle un seul drap, le brouillard pour l’envelopper

    Attendant, se tenant prête, pour sentir la pluie tomber

    Sachant que l’été s’arrête, laissant l’automne s’installer.

    vag...09/10

     










     

     

    Marguerite

    Surtout, ne m'en voulez pas trop

    Si ce soir je rentre chez moi

    J'ai tellement de choses à faire

    Avant que le jour se lève

    *

    Et pendant qu'elle dormira

    Moi, je lui construirai des rêves

    Pour que plus jamais, au réveil

    Elle ne se lève les yeux en pleurs

    *

    Et pour que cette longue nuit

    Ne soit plus jamais noire et profonde

    Je demanderai à la lune

    De remplir le ciel tout entier

    *

    Et pour que je puisse encore la voir

    Me sourire comme avant

    Je demanderai au soleil

    De brûler, même en plein hiver

    *

    Et pour qu'elle puisse encore chanter

    Les chansons de notre bohème

    Je construirai un silence

    Plus grand que ceux des cathédrales...

    etc...

    Bonne Fête à toutes les Marguerite










     

    Oublie ton passé,

    qu`il soit simple ou composé,

    et participe à ton présent

    pour qu'ensuite ton futur

    soit  plus-que-parfait!










     

     

    Nuit de neige

     

    La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.

    Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.

    Mais on entend parfois, comme une morne plainte,

    Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.

    *

    Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.

    L'hiver s'est abattu sur toute floraison ;

    Des arbres dépouillés dressent à l'horizon

    Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

    *

    La lune est large et pâle et semble se hâter.

    On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.

    De son morne regard elle parcourt la terre,

    Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.

    *

    Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,

    Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ;

    Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,

    Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

    *

    Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !

    Un vent glacé frissonne et court par les allées ;

    Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,

    Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

    *

    Dans les grands arbres nus que couvre le verglas

    Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;

    De leur oeil inquiet ils regardent la neige,

    Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.

    *

    Guy de Maupassant










     

     

    La grenouille dans la marmite d'eau

    (sommes-nous déjà à moitié cuits ?) 

    Il s'agit du principe de la grenouille chauffée :

    Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille.

    - Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement.

    Elle est bientôt tiède.

    - La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.

    - La température continue à grimper.

    L'eau est maintenant chaude.

    C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant.

    - L'eau est cette fois vraiment chaude.

    La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.

    - La température continue à monter jusqu'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir.

    - Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite.

    Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte .

    - Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons.

    Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées, édulcorées, et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.

    AU NOM DU PROGRÈS et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité du vivant, à l'intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies.

    Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire DRAMATIQUES.

    Le GAVAGE PERMANENT d'informations de la part des médias sature les cerveaux qui n'arrivent plus à faire la part des choses... 

    Lorsque j'ai annoncé ces choses pour la première fois, c'était pour demain.

    Là, C'EST POUR AUJOURD'HUI.

    Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits, donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard.

    Olivier Clerc

     










     

     

    Les soleils de septembre

     

    Sous ces rayons cléments des soleils de septembre

    Le ciel est doux, mais pâle, et la terre jaunit.

    Dans les forêts la feuille a la couleur de l’ambre ;

    L’oiseau ne chante plus sur le bord de son nid.

    _

    Du toit des laboureurs ont fui les hirondelles ;

    La faucille a passé sur l’épi d’or des blés ;

    On n’entend plus dans l’air des frémissements d’ailes :

    Le merle siffle seul au fond des bois troublés.

    _

    La mousse est sans parfum, les herbes sans mollesse ;

    Le jonc sur les étangs se penche soucieux ;

    Le soleil, qui pâlit, d’une tiède tristesse

    Emplit au loin la plaine et les monts et les cieux.

    _

    Les jours s’abrègent ; l’eau qui court dans la vallée

    N’a plus ces joyeux bruits qui réjouissaient l’air :

    Il semble que la terre, et frileuse et voilée,

    Dans ses premiers frissons sente arriver l’hiver.

    _

    Ô changeantes saisons ! ô lois inexorables !

    De quel deuil la nature, hélas ! va se couvrir !

    Soleils des mois heureux, printemps irréparables,

    Adieu ! ruisseaux et fleurs vont se taire et mourir.

    _

    Mais console-toi, terre ! ô Nature ! ô Cybèle !

    L’hiver est un sommeil et n’est point le trépas :

    Les printemps reviendront te faire verte et belle ;

    L’homme vieillit et meurt, toi, tu ne vieillis pas !

    _

    Tu rendras aux ruisseaux, muets par la froidure,

    Sous les arceaux feuillus leurs murmures chanteurs ;

    Aux oiseaux tu rendras leurs nids dans la verdure ;

    Aux lilas du vallon tu rendras ses senteurs.

    _

    Ah ! des germes captifs quand tu fondras les chaînes,

    Quand, de la sève à flots épanchant la liqueur,

    Tu feras refleurir les roses et les chênes,

    Ô Nature ! avec eux fais refleurir mon cœur !

    _

    Rends à mon sein tari les poétiques sèves,

    Verse en moi les chaleurs dont l’âme se nourrit,

    Fais éclore à mon front les gerbes de mes rêves,

    Couvre mes rameaux nus des fleurs de mon esprit.

    _

    Sans l’ivresse des chants, ma haute et chère ivresse,

    Sans le bonheur d’aimer, que m’importent les jours !

    Ô soleils! ô printemps ! je ne veux la jeunesse

    Que pour toujours chanter, que pour aimer toujours !

    Auguste Lacaussade


    Myspace Layouts








    C'est aujourd'hui l'été

    **

    Chaleur

    Tout luit, tout bleuit, tout bruit,

    Le jour est brûlant comme un fruit

    Que le soleil fendille et cuit.

    *

    Chaque petite feuille est chaude

    Et miroite dans l’air où rôde

     Comme un parfum de reine-claude.

    *

    Du soleil comme de l’eau pleut

    Sur tout le pays jaune et bleu

    Qui grésille et oscille un peu.

    *

    Un infini plaisir de vivre

    S’élance de la forêt ivre,

    Des blés roses comme du cuivre.

    Anna de Noailles

    __

    C'est aussi la fête de la musique








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