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Errance

VIP-Blog de vagabond74
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  • Créé le : 05/12/2007 10:52
    Modifié : 23/04/2014 17:11

    Fille (60 ans)
    Origine : Haute-Savoie
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    Ma romancière préférée

    15/02/2014 11:47

    Ma romancière préférée


    Née et élevée à New York, Mary Higgins Clark, d'origine irlandaise, revendique l'influence sur son écriture de cet héritage culturel : "Les Irlandais sont des conteurs-nés" rappelle-t-elle souvent. Et pourtant, rien ne prédestinait Mary Higgins Clark à devenir écrivain. Elle a dix ans quand son père meurt d'une attaque, laissant sa femme très démunie pour élever la petite Mary et ses deux fils. Malgré de brillantes études, Mary, à la sortie du lycée, s'inscrit dans un cours de secrétariat pour trouver du travail le plus rapidement possible, afin d'aider sa famille. Pendant trois ans, elle travaille dans une agence de publicité. Une envie de voyages la pousse à s'engager comme hôtesse de l'air à la Pan Am. Elle y restera un an avant d'épouser Warren Clark, qu'elle connaît depuis l'âge de seize ans. Peu après son mariage, elle commence à écrire des nouvelles qu'elle envoie aux journaux. Les refus sont nombreux mais Mary s'obstine et, en 1956, " Extension Magazine " publie enfin une de ses nouvelles. En 1964, Warren Clark meurt brusquement la laissant seule avec cinq enfants. Mary retrouve du travail et écrit des scripts pour la radio. Son premier livre publié, une biographie de George Washington, ne sera pas un succès… "Le livre était déjà en solde avant même d'être sorti de chez l'imprimeur ! " commente-t-elle non sans humour. Elle décide alors d'écrire un suspense. Ce sera "La Maison du guet" (Where are the children) qui devient immédiatement un best-seller. Le succès accompagnera tous ses livres par la suite.

    En France, les éditions Albin Michel publient en 1979 La Nuit du Renard donnant par la même occasion le coup d'envoi à la collection Spécial Suspense qui compte à ce jour 18 des 21 livres écrits par Mary Higgins Clark. Après ses premiers succès, Mary Higgins Clark qui s'était beaucoup consacrée à l'éducation de ses enfants, décide de rattraper le temps perdu : elle entre à l'Université de Fordham au Lincoln Center et passe un diplôme de philosophie. Elle a par ailleurs présidé en 1988 l'International Crime Congress, à New York. En 1987, elle était présidente du Mystery Writers of America dont elle a été un membre actif pendant de nombreuses années. En 1996, elle s'est remariée avec John J. Conheeney, un ancien directeur de chez Merrill-Lynch. Ils habitent à Saddle River dans le New Jersey, possèdent un appartement à New York dans Manhattan et des maisons de campagne à Spring Lake (New Jersey) et Dennis (Massachusetts). Entre hier et demain Mémoires

    La reine du suspense est l'auteur féminin du genre qui vend le plus de livres aux Etats-Unis : plus de 50 millions en " hard cover ". Ses romans sont des best-sellers dans le monde entier, en France notamment avec plus de 20 millions d'exemplaires vendus dans l'édition d'origine. Mary Higgins Clark a reçu en 1980 le Grand Prix de Littérature policière pour La Nuit du renard et en 1998 le Prix du Festival du film de Deauville. En 1999, un sondage paru dans le monde la donnait en seconde position des auteurs les plus lus par les jeunes de 18 ans.










    Cette lettre devrait être collée sur les panneaux d'affichage lors des élections.

    Il est regrettable que ce texte soit anonyme ,et si je le fais suivre ,c'est que rien de ce qui y est dit ne me choque. Beaucoup le pense dans notre génération ,mais cette personne , elle ,a pris la peine de le consigner par écrit...

     Je suis fatigué . J'ai 80 ans . J'ai travaillé à l'école ,réussi ma carrière sans l'aide de mes parents .

    Fils d'ouvriers ,je n'en ai pas honte ! En 1948 j’avais donc 16 ans,j’étais en apprentissage. Je faisais donc, 105 h par quinzaine,soit 52.5 h par semaine donc 10,5 h par jour Nous sommes loin des 35 h d’aujourd’hui.

    Ensuite je suis partit dans les travaux publics ou nous faisions 14 h par jour avec le transport sur des chantiers très éloignés en montagne.

    Pas de commentaire.

    Les semaines de travail étaient longues ,sans 35 heures , ni RTT . C'était comme ça ! On ne s'en plaignait pas vraiment

    Je n'ai pas hérité de biens substantiels ..

    Ma position professionnelle et sociale ne m'a pas été donnée non plus . J'ai travaillé pour ça ..

    Et au soir de ma vie, je suis fatigué Je suis fatigué de m'entendre dire que je dois partager ce que j'ai ,avec des gens qui n'ont pas mon honnêteté .

    Fatigué de constater qu'en permanence nos gouvernements ,de quelque bord qu'ils soient ,me prennent de l'argent pour donner à des gens trop paresseux pour travailler

    Bien sûr , je veux bien aider ceux que le sort a brutalement frappés : chômage , maladie grave . Mais ce n'est pas le cas de la majorité des personnes concernées .

    Je suis fatigué de m'entendre rappeler combien la France va mal ,par la faute bien sûr de la droite ,mais aussi des socialistes (ou apparentés) Les millionnaires comme Mrs Fabius , Strauss- Kahn (avant la chute) ,Noah , Berger , de Mmes Bouquet , Balasko , etc...

    Fatigué de recevoir des leçons des mêmes ,qui appellent de leurs voix une France ouverte à tous ,alors que tant d'entre eux résident à l'étranger pour ne pas payer leurs impôts en France .. Ex: Les artistes connus. Les tennismans. Les coureurs automobiles. Les footballeurs. Etc….

    Dans 20 ans ou 30 ans , si on continue à les suivre comme on le fait déjà ,nous aurons l'économie d'un pays sous développé, la liberté de la presse de la Chine ,la violence du Mexique et la même intolérance que l'Iran ..

    Je suis fatigué du comportement hégémonique des Syndicats qui ne représentent pas grand monde, mais n'hésitent pas à paralyser tout le pays pour satisfaire des intérêts purement corporatistes, pour beaucoup hors du temps, sans aucun souci du bien de la collectivité …et de l’image de la France qui a de grandes difficultées en ce moment.

    Je suis fatigué que notre tolérance vis à vis des autres cultures nous amène à considérer comme normal que l'Arabie Saoudite finance chez nous des mosquées , où l'on prêche la haine de l'Occident , avec les subsides qu'elle tire du pétrole ,alors qu'elle proscrit sur son sol la construction d'églises et synagogues .d'entendre à longueur de tempsque je dois diminuer mes émissions de CO2 , parce que c'est « bon pour la planète » ,alors que la Chine inaugure deux à trois centrales thermiques par semaine .

    Je suis fatigué de m'entendre dire que notre tradition d'asile nous oblige à accepter tous les miséreux de la planète à payer pour eux , même quand ils sont clandestins ou n'ont jamais travaillé ni cotisé un centime chez nous , et je suis encore plus fatigué de constater que nos personnages politiques , de droite comme de gauche ,trouvent apparemment ça très bien puisqu'ils ne font rien pour y remédier quand ils sont au pouvoir , ou approuvent quand ils sont dans l'opposition ..

    Je suis fatigué des Français que je crois ! Prétentieux ,donneurs de leçons ,égoïstes ,assez lâches et finalementpas très sérieux.

    Fatigué de devoir payer des impôts fonciers largement augmentés ,alors qu'on s'est privé pour payer notre maison et maintenant que l'on paye un loyer à l’État !

    Je ne verrai pas le Monde que nous préparons à nos petits enfants...

     Mais je plains sincèrement mes descendants....








    Un peu de tendresse pour finir l'année

    29/12/2013 11:02

    Un peu de tendresse pour finir l'année


     

    « L'amour, ce n'est pas faire des choses extraordinaires, héroïques, mais de faire des choses ordinaires avec tendresse. »

    Jean Vanier

     

    « Les seuls beaux yeux sont ceux qui vous regardent avec tendresse.»

    Coco Chanel

     

     









     

     

    L'angoisse

    Nature, rien de toi ne m'émeut, ni les champs

    Nourriciers, ni l'écho vermeil des pastorales

     Siciliennes, ni les pompes aurorales,

    Ni la solennité dolente des couchants.

     Je ris de l'Art, je ris de l'Homme aussi, des chants,

    Des vers, des temples grecs et des tours en spirales

     Qu'étirent dans le ciel vide les cathédrales,

    Et je vois du même oeil les bons et les méchants.

     Je ne crois pas en Dieu, j'abjure et je renie

    Toute pensée, et quant à la vieille ironie,

    L'Amour, je voudrais bien qu'on ne m'en parlât plus.

    Lasse de vivre, ayant peur de mourir, pareille

     Au brick perdu jouet du flux et du reflux,

     Mon âme pour d'affreux naufrages appareille.

     

    Paul Verlaine










     

     

    Ralentis ton rythme !

    As-tu déjà observé les enfants jouer sur un caroussel ou écouter la pluie tomber sur le toit ?

    Déjà suivi un papillon volant gaiement ou bien admirer un coucher de soleil?

    Tu devrais t'y arrêter.

    Ne danse pas trop vite car la vie est courte

    La musique ne dure pas éternellement

    Est-ce que tu coures toute la journée, toujours pressé ?

    Lorsque tu demandes "Comment ça va ?", est-ce que tu prends le temps d'écouter la réponse ?

    Lorsque la journée est terminée est-ce que tu t'étends dans ton lit avec 100000 choses à faire qui coures dans ta tête ?

    Tu devrais ralentir.

    As-tu déjà dis a ton enfant, nous le ferons demain et le remettre au surlendemain ?

    Déjà perdu contact avec un ami, laisser une amitié mourir parce que tu n'avais jamais le temps d'appeler pour dire bonjour

    Tu ferais mieux de ralentir, ne danse pas trop vite car la musique cessera un jour, la vie est si courte

    Lorsque tu coures si vite pour te rendre quelque part, tu manques la moitié du plaisir d'y être

    Lorsque tu t'inquiètes et te fais du souci toute la journée, c'est comme un cadeau non ouvert que tu jetterais

    La vie n'est pas une course, tu dois ralentir ton rythme, prends le temps d'écouter la musique avant que la chanson ne soit terminée.

    (auteur inconnu)










     

    Fin d’année

    Sous des cieux faits de filasse et de suie,

    D’où choit morne et longue la pluie,

    Voici pourrir

    Au vent tenace et monotone,

    Les ors d’automne ;

    Voici les ors et les pourpres mourir.

    O vous qui frémissiez, doucement volontaires,

    Là-haut, contre le ciel, tout au long du chemin,

    Tristes feuilles comme des mains,

    Vous gisez, noires, sur la terre.

    L’heure s’épuise à composer les jours ;

    L’autan comme un rôdeur, par les plaines circule ;

    La vie ample et sacrée, avec des regrets sourds,

    Sous un vague tombeau d’ombre et de crépuscule,

    Jusques au fond du sol se tasse et se recule.

    Dites, l’entendez-vous venir au son des glas,

    Venir du fond des infinis là-bas,

    La vieille et morne destinée ?

    Celle qui jette immensément au tas

    Des siècles vieux, des siècles las,

    Comme un sac de bois mort, l’année.

    Emile Verhaeren










    La petite fille aux allumettes

    Il faisait effroyablement froid; il neigeait depuis le matin; il faisait déjà sombre; le soir approchait, le soir du dernier jour de l'année. Au milieu des rafales, par ce froid glacial, une pauvre petite fille marchait dans la rue: elle n'avait rien sur la tête, elle était pieds nus. Lorsqu'elle était sortie de chez elle le matin, elle avait eu de vieilles pantoufles beaucoup trop grandes pour elle. Aussi les perdit-elle lorsqu'elle eut à se sauver devant une file de voitures; les voitures passées, elle chercha après ses chaussures; un méchant gamin s'enfuyait emportant en riant l'une des pantoufles; l'autre avait été entièrement écrasée.

    Voilà la malheureuse enfant n'ayant plus rien pour abriter ses pauvres petits petons. Dans son vieux tablier, elle portait des allumettes: elle en tenait à la main un paquet. Mais, ce jour, la veille du nouvel an, tout le monde était affairé; par cet affreux temps, personne ne s'arrêtait pour considérer l'air suppliant de la petite qui faisait pitié. La journée finissait, et elle n'avait pas encore vendu un seul paquet d'allumettes. Tremblante de froid et de faim, elle se traînait de rue en rue.

    Des flocons de neige couvraient sa longue chevelure blonde. De toutes les fenêtres brillaient des lumières: de presque toutes les maisons sortait une délicieuse odeur, celle de l'oie, qu'on rôtissait pour le festin du soir: c'était la Saint-Sylvestre. Cela, oui, cela lui faisait arrêter ses pas errants.

    Enfin, après avoir une dernière fois offert en vain son paquet d'allumettes, l'enfant aperçoit une encoignure entre deux maisons, dont l'une dépassait un peu l'autre. Harassée, elle s'y assied et s'y blottit, tirant à elle ses petits pieds: mais elle grelotte et frissonne encore plus qu'avant et cependant elle n'ose rentrer chez elle. Elle n'y rapporterait pas la plus petite monnaie, et son père la battrait.

    L'enfant avait ses petites menottes toutes transies. «Si je prenais une allumette, se dit-elle, une seule pour réchauffer mes doigts? » C'est ce qu'elle fit. Quelle flamme merveilleuse c'était! Il sembla tout à coup à la petite fille qu'elle se trouvait devant un grand poêle en fonte, décoré d'ornements en cuivre. La petite allait étendre ses pieds pour les réchauffer, lorsque la petite flamme s'éteignit brusquement: le poêle disparut, et l'enfant restait là, tenant en main un petit morceau de bois à moitié brûlé.

    Elle frotta une seconde allumette: la lueur se projetait sur la muraille qui devint transparente. Derrière, la table était mise: elle était couverte d'une belle nappe blanche, sur laquelle brillait une superbe vaisselle de porcelaine. Au milieu, s'étalait une magnifique oie rôtie, entourée de compote de pommes: et voilà que la bête se met en mouvement et, avec un couteau et une fourchette fixés dans sa poitrine, vient se présenter devant la pauvre petite. Et puis plus rien: la flamme s'éteint.

    L'enfant prend une troisième allumette, et elle se voit transportée près d'un arbre de Noël, splendide. Sur ses branches vertes, brillaient mille bougies de couleurs: de tous côtés, pendait une foule de merveilles. La petite étendit la main pour saisir la moins belle: l'allumette s'éteint. L'arbre semble monter vers le ciel et ses bougies deviennent des étoiles: il y en a une qui se détache et qui redescend vers la terre, laissant une trainée de feu. «Voilà quelqu'un qui va mourir » se dit la petite. Sa vieille grand-mère, le seul être qui l'avait aimée et chérie, et qui était morte il n'y avait pas longtemps, lui avait dit que lorsqu'on voit une étoile qui file, d'un autre côté une âme monte vers le paradis. Elle frotta encore une allumette: une grande clarté se répandit et, devant l'enfant, se tenait la vieille grand-mère.

    - Grand-mère, s'écria la petite, grand-mère, emmène-moi. Oh! tu vas me quitter quand l'allumette sera éteinte: tu t'évanouiras comme le poêle si chaud, le superbe rôti d'oie, le splendide arbre de Noël. Reste, je te prie, ou emporte-moi.

    Et l'enfant alluma une nouvelle allumette, et puis une autre, et enfin tout le paquet, pour voir la bonne grand-mère le plus longtemps possible. La grand-mère prit la petite dans ses bras et elle la porta bien haut, en un lieu où il n'y avait plus ni de froid, ni de faim, ni de chagrin: c'était devant le trône de Dieu. Le lendemain matin, cependant, les passants trouvèrent dans l'encoignure le corps de la petite ; ses joues étaient rouges, elle semblait sourire ; elle était morte de froid, pendant la nuit qui avait apporté à tant d'autres des joies et des plaisirs. Elle tenait dans sa petite main, toute raidie, les restes brûlés d'un paquet d'allumettes.

    - Quelle sottise ! dit un sans-coeur. Comment a-t-elle pu croire que cela la réchaufferait ? D'autres versèrent des larmes sur l'enfant; c'est qu'ils ne savaient pas toutes les belles choses qu'elle avait vues pendant la nuit du nouvel an, c'est qu'ils ignoraient que, si elle avait bien souffert, elle goûtait maintenant dans les bras de sa grand-mère la plus douce félicité.

    Hans Christian Andersen 

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